Alerte sur les centres de rétention
Hortefeux tente d'affaiblir la Cimade
la Cimade, ONG d'origine protestante et devenue oecuménique , a été créée le 18 octobre 1939.
Depuis ce temps, elle n'a cessé d'oeuvrer pour soulager les misères des détenus, pour le respect de la loi et pour l'humanisation des politiques d'immigration.
Elle accueille et accompagne chaque année plusieurs dizaines de milliers de migrants et de demandeurs d'asile.
Les pouvoirs publics l'ont chargé d'une mission d'accompagnement et de défense des droits des étrangers contraints de quitter le territoire.
Comprenant des centaines d'intervenants bénévoles, répartis dans une soixantaine d'antennes, la Cimade s'est trouvée en situation d'être la seule ONG à pouvoir entrer dans les centres de rétention.
Les centres de rétention sont les lieux fermés où sont détenus pour quelques jours ou quelques semaines, les immigrants en situation irrégulière.

La Cimade a largement contribué à faire connaître l'état lamentable de ces centres, où sont enfermés hommes, femmes et enfants, ce qui a valu à notre pays une condamnation unanime des associations humanitaires et de la justice européenne.
Ces centres prennent de plus en plus d'importance au fur et à mesure que la politique d'immigration se durcit.
C'est alors que le ministre a pris un décret visant à créer des lots régionaux attribués par appel d'offre, mettant de fait fin à l'unité de vision et d'action de la Cimade. Pour plus de tranquillité, le ministre préfère traiter avec divers prestataires de services qu'avec une association puissante et reconnue!
Pour l'instant la quasi totalité des associations sont restées solidaires de la Cimade et ont refusé de présenter des offres, s'associant même à la démarche de la Cimade pour faire retirer le décret.
Il y a temps d'institutions et d'organisations qui marchent mal qu'il ne parait pas utile de casser celles qui marchent bien. En réalité, M. Hortefeux est agacé par la Cimade qui parle sereinement et fort et freine le développement de sa politique d'exclusion.
Agissons nombreux pour la suppression de ce décret!