la crise, bouc émissaire idéal

Publié le par Odace


Faites vos jeux, rien ne va plus

La crise vient à point nommé pour notre président. car elle lui sert dorénavant de bouc émissaire.
C'est évidemment à cause d'elle que nous connaissons faible croissance, fort chômage et pouvoir d'achat en berne.

Rappelons nous: j'irais chercher un point de croissance avec les dents; nous avons réussi à baisser durablement le chômage; je serai le président du pouvoir d'achat.
Et tout allait bien jusqu'à l'arrivée de cette terrible crise.


Mais ceci est faux. En août, il y aura plus de 30 000 nouveaux chômeurs inscrits et Libération du 26 septembre titre: "En France, tout va mal" et montre des courbes désolantes sur la dégradation depuis 7 mois des principaux indicateurs: croissance, commerce extérieur, inflation, pouvoir d'achat, créations d'emplois, chômage.

En réalité, c'est la politique menée par l'actuel président qui conduit à ce résultat évidemment aggravé par la crise. D'ailleurs, voilà longtemps qu'il nous avait dit "les caisses sont vides".


Pas de panique: Sarkozy prend la barre!

Mais heureusement, le Président de la République et de l'Union européenne est là qui va redresser la situation en un tour de mains.
Dans son grand discours d'hier, il indique qu'il a tout compris; en un temps record, il va changer le système monétaire international, refaire monter le dollar et le yuan, créer des institutions de contrôle, diminuer les rémunérations des dirigeants des grandes sociétés (Mme Parisot prépare -depuis des années- des propositions drastiques, qui par miracle seront dévoilées demain), bref changer et moraliser le capitalisme.
Après le président blingbling, voici le président vertueux.
Le problème, comme souvent avec lui, c'est que les grandes généralités du discours ne sont suivies d'aucunes propositions ou mesures concrètes. 
Et pourtant, contrairement à sa ministre de l'économie qui affirme, sans rire, que le pire est passé,Nicolas Sarkozy affirme que nous allons vivre des moments longs et difficiles.

Mais qui va souffrir le plus, qui va payer? Sans doute pas ceux qui bénéficient du bouclier fiscal- encore que les chutes des bourses sont impressionnantes, mais c'est le risque encouru-, les jeunes qui auront encore plus de mal à trouver des emplois, les séniors qui vont continuer à être éjectés du système, les classes moyennes et les plus démunis.

Dans cette tourmente espérons au moins que le RSA trouvera sa place.


Ce matin, sur France Inter, Ségolène Royal réagissait à l'intervention du président. Aurait-elle retrouver les réflexes et attitudes qui lui ont fait obtenir 47% des voix? Calme, sereine, déterminée, sensible, intelligente, une voix mieux posée . Sur ces bases, elle devrait réussir son "Zénith".



Un projet de budget déjà dépassé

dans ces circonstances particulièrement rudes, le gouvernement a présenté son projet de budget.
-croissance à 1% (le plus mauvais chiffre depuis 1984)
-inflation espérée à 2%
-le déficit se creuse, plus 3 milliards
-déficit public, 2,7% et non 2%
-la dette représentera 66% du PIB
-impôts et taxes stabilisés, mais fiscalité verte largement abandonnée

La plupart des ministères vont devoir diminuer leurs effectifs.
De 13 500 à l'Education nationale, 8250 à la Défense, 2953 à I'Intérieur, 2812 au Budget; le seul ministèrre dont les postes augmentent est celui de la Justice; notre politique pénale répressive demande plus de gardiens de prison. Au total, plus de 30000 postes supprimés.
Ce qui, pour une part, est  rationnel.

Mais soyez rassurés, ce budget "de vérité qui prend en compte la crise internationale... permettra de financer nos priorités" .

Lesquelles?


P.F.
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Publié dans Politique

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