Etes-vous toujours de gauche ? « Oui, malgré elle, malgré moi »
Cette réponse a été faite par Albert Camus , dont il est beaucoup question en ce moment.
Parce que « L’Etranger » est le livre de chevet d’Eric Besson ? Ou
« Le Mythe de Sisyphe »,
celui d’Eric Woerth (le déficit qu’il
faut combler et qui se creuse, se creuse…) ? Non ,parce que le Président, voulant montrer son intérêt nouveau ? pour la littérature, imagine que proposer de placer Camus au
Panthéon serait bon pour sa propre image.
Camus, le défenseur inébranlable de la justice et de la liberté mis au Panthéon par Sarkozy ? Récupération ; entre grotesque et pitoyable.
Mais revenons à la réponse de Camus. J’ai assez tendance à la partager !
Prenons juste quelques évènements de cette semaine.
<La diatribe Peillon/Royal. Evidemment désolante et stupide. Chacun porte sa part de responsabilité, et si
Ségolène Royal peut vouloir reprendre en main le mouvement qu’elle a créé et que Peillon tentait sans doute d’accaparer, elle l’a fait sans ménagement, même si elle participa à cette réunion à
l’appel de nombreux militants. Résultat : le PS prend de nouveaux coups, Aubry est absente et Royal use ses chances. Mais seule une gauche unie pourra battre Sarkozy, et le PS doit y prendre
toute sa place.
Le PS, sans hégémonie, avec la gauche qui le
souhaitera, Europe Ecologie, le Modem, voilà le Rassemblement qui peut gagner et doit se mettre en place tout de suite après les régionales. Celui là même que Ségolène Royal appelle de ses vœux
et qu’elle pourrait réaliser après des primaires, ouvertes, justes et démocratiques. C’est pourquoi, il est bien regrettable que Martine Aubry n’ait pas participé à la grande réunion Verts,
Modem, et quelques mouvements de gauche de samedi.(Il faut dire que le grand meeting sur le projet, prévu fin octobre n’a toujours pas eu lieu !)
<Vingt mois après l’adoption de la loi créant la rétention et la surveillance de sûreté, une nouvelle
loi opportuniste est présentée ; la castration chimique est en débat. Cette accumulation de lois répressives est inopérante, inefficace mais populiste. Que l’Etat mette les moyens pour
soigner les détenus malades en prison et renforce les services sociaux spécialisés, actuellement débordés, et les professions concernées (psychiatres, psychothérapeutes), et la récidive,
dramatique mais très peu fréquente, sera mieux limitée.
<L’INSEE publie une étude révélatrice de l’évolution des revenus en France. Les inégalités ont eu tendance à
baisser entre 1996 et 2005 (les revenus des plus pauvres ont augmenté plus vite que ceux des plus riches), mais la tendance s’est infléchie entre 2005 et
2007. Les revenus moyens sont ceux qui ont le moins augmenté. Enfin, « les 20% de ménages les plus aisés disposent de 40% du revenu
disponible »(Le Monde, 18 novembre).
<Sarkozy continue de pervertir une bonne réforme, qu’il avait initiée. La concomitance entre la suppression de la taxe professionnelle, qui mécontente profondément les autorités locales de tout parti et
la réforme des collectivités locales, assujettie d’un nouveau mode de scrutin qui, espérons le sera jugé anticonstitutionnel, est une erreur grave. L’UMP tout puissant aurait pu moderniser
intelligemment et démocratiquement nos institutions. Il parviendra, de manière sournoise et mesquine, à casser la décentralisation et regagner quelques bastions. Une occasion gâchée.
<Notre Président et la chancelière allemande se sont mis d’accord pour faire nommer deux
« inconnus » aux nouveaux postes de haute responsabilité, à la tête de l’UE.
Avec Baroso, ils vont constituer un trio bien pâlot sur la scène internationale. Ainsi, ils ne feront pas d’ombre à notre grand européen de Président. A moins que l’habit
ne fasse le moine !
Il suffit! Pour l’avenir de notre pays, pour l’Europe, pour l’environnement et surtout pour la justice et la liberté, il faut changer de président et de
majorité dès 2012. Bien que la difficulté de nombreuses personnalités de gauche à se rapprocher et travailler ensemble soit décevante, bien qu’aujourd’hui la meilleure chance de Sarkozy de se
maintenir soit la désunion à gauche (merci aussi M. Besancenot !), je persiste et signe, comme Marie NDiaye !
« Où en étais-je ? Ah ! oui, l’honneur !...En somme, mon rêve n’avait pas résisté à l’épreuve des faits. J’avais rêvé, cela était clair
maintenant, d’être un homme complet, qui se serait fait respecter dans sa personne comme dans son métier. Moitié Cerdan, moitié de Gaulle si vous voulez. Bref, je voulais dominer en toutes
choses. » (Albert Camus, La Chute)
PF
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et Peillon vexé de se faire
prendre la vedette par une visiteuse impromptue mais pas innocente. Les mots doux ont vite explosés et une fois de plus le PS a montré un visage détestable.
instants a soudé une
équipe puissante et alerte, qui aurait mérité un meilleur score.
reproche à Marie Ndiaye ses propos critiques sur la situation politique de la France.
Parce qu’elle a reçu un prix littéraire prestigieux, elle serait tenue à un devoir de réserve !
(contre la discrimination), à la CNIL (contre les débordements des fichiers), à la CNDS (contre les atteintes aux droits par des autorités policières et
pénitentiaires). Pour une économie de l’ordre d’un million d’euros, ces institutions disposeront de moins de moyens humains ; elles traiteront donc moins de dossiers, pour une part
dérangeant le pouvoir.
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