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Mercredi 11 novembre 2009

Emouvant, divertissant, intelligent, allez voir LE CONCERT !

Sans tambour ni trompette le film franco-roumain  de Radu Mihaileanu, Le Concert remporte un vif succès largement mérité.

Porté par le magnifique concerto pour violon de Tchaikovsky, le film, ardent, rapide passe constamment de l'émotion au rire, de l'histoire au burlesque.

De Moscou 30 ans après Brejnev au théâtre du Châtelet à Paris, un ancien maestro va reconstituer son grand orchestre du Bolchoï dont il a été brutalement limogé en pleine représentation du fameux concerto.

Une mise en scène nerveuse et simple, des acteurs justes et touchants, telles Miou Miou et Mélanie Laurent dans le rôle de la violoniste solo, contribuent à la réussite de ce film attachant, émouvant, intelligent et drôle.

Un excellent moment qui reste et que l'on revoit en écoutant le concerto.

PF
Par Odace - Publié dans : Culture et sports
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Mardi 10 novembre 2009

 

 

Les femmes, victimes d’inégalités multiples

 

D’après le rapport du Secours Catholique, portant sur plus de 600 000 rencontres, la pauvreté atteint de plus en plus les femmes.

60% des femmes reçues vivent sans conjoint, avec un revenu moyen de 646 euros. Les plus touchées se situent dans les tranches moins de 25 ans et plus de 50 ans.

Le Secours Catholique propose de

-          Favoriser l’emploi des femmes et l’égalité des salaires avec ceux des hommes

-          Revaloriser les minima sociaux

-          Mieux prendre en compte les plus vulnérables en facilitant leur accès à leurs droits




En matière d’égalité,  l’Observatoire de l’égalité hommes femmes
note que les écarts de salaires sont encore très importants : -19% pour les emplois à temps complet, -10% pour les emplois équivalents. Le rattrapage commencé dans les années 2000 a cessé depuis 2005.

Alors, on peut s’écrier (avec raison dans la plupart des cas) que le port de la Burqa porte atteinte à la dignité de la femme et qu’il ne fait pas partie de notre identité, mais on ferait sans doute mieux d’agir contre la précarisation croissante des femmes dans notre pays. Que le Gouvernement (13 femmes sur 38 membres !) reprenne cela fermement en main.


                                                                Photo prise à Asnières


A moins de considérer, de fait, que l’inégalité femmes/hommes fait partie de notre identité nationale.

 

PF

Par Odace - Publié dans : Société - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Dimanche 8 novembre 2009

 Du « Ruban blanc » au drapeau Bleu Blanc Rouge

 

Le ruban blanc, l’absence dl’identité

Ce film tragique et magnifique de Michel Haneke, dessine le portrait parfois terrifiant de quelques personnages dans un village d’Allemagne du Nord, juste avant la première guerre mondiale.

Le pouvoir appartient au baron, riche propriétaire d’une femme et de terres que des paysans plus ou moins serviles cultivent, tout en vivant dans la misère ; la morale est imposée par un pasteur rigoriste, puritain et autoritaire. Un médecin, particulièrement pervers et méprisant, participe à cette domination violente de tous les habitants ; et d’abord des enfants, maltraités, battus, violentés.


Film en noir et blanc, mais plein de lumières variées, d’ombres et de soleil, implacable et splendide, qui assène une image bouleversante d’une humanité sans identité.

Car ces détenteurs de l’autorité n’ont d’autre identité que leur pouvoir ; ils sont réduits à leur rôle, à leur prédestination. Ils écrasent toute identité naissante chez les enfants. Il n’y a pas d’autre issue que la fuite ou la violence.

 

Peut-on définir l’identité ?


Dans le débat actuel, il serait sans doute utile de commencer par se demander ce qu’est l’identité. Car avant de penser nation, il convient certainement de penser, individu, citoyen.

L’identité est d’abord celle d’un corps, d’un physique, si important de nos jours qu’on cherche beaucoup à l’améliorer, le changer. « Le rapport à notre corps fait intimement partie de la construction de notre identité personnelle » écrit Florence Quinche (Introduction à l’éthique, Labor et Fides , 2009) qui fait référence au sociologue Jean Claude Kaufmann parlant « d’un corps visible, d’un corps sensible, d’un corps secret ».

Donc une peau, une couleur, une taille…

L’identité est aussi bien évidemment sexuée, même si nos sociétés modernes et « développées » vivent  entre «l’effacement de la différence et  l’affirmation identitaire radicale » (Elisabeth Parmentier, op cité). L’identité fait aussi référence à des attitudes et croyances morales, politiques, religieuses.

Dans l’individu, rien n’est définitivement fixé ; il est toujours en devenir, en mouvement. Ainsi que l’écrit* Jean Claude Kaufmann, « l’identité est du côté de la production de sens et non de celui des « racines »…Chaque décision, même les plus minuscules engagent toujours toute une éthique et une vision du monde ». Philippe Bordeyne (op cité) rappelle que « les normes sont supplantées par la quête du bien et du beau, dans une attention constante au sens et à la visée des actions humaines ».

Certes l’individu vit avec une histoire et une mémoire, à la fois  individuelle, familiale et collective, mais il vit en marchant, en espérant, en cherchant et en communiquant, d’où l’importance du langage.

Ce qui est précisément l’inverse de ce que nous montre Haneke dans son film. Et  qui s’oppose à la définition qu’Eric Besson donne de l’identité nationale : « la foi en l’émancipation des peuples, l’idée républicaine d’un citoyen éclairé, cartésien, qui a le culte de la République, qui est attaché aux trois valeurs de notre devise : liberté, égalité, fraternité ». Non pas que ces mots soient en eux-mêmes choquants, mais parce qu’ils enferment tout individu dans le même moule, d’une idée préalable et d’une devise historique et ne fait place ni à la diversité, ni à la modernité.. Cartésianisme figé ?

                                                Place de la nation à Paris 



L’identité nationale peut-elle être définie ?


On reconnait dans l’attitude du gouvernement « une politique selon laquelle une diversité, acceptable dans la sphère privée, ne doit pas l’être dans la vie publique, sauf à s’accompagner d’un renoncement  à ce que les personnes concernées identifient souvent comme une part d’elles-mêmes » ( Alain Renaut*).  N’est-il pas tenté « par un vieux nationalisme qui érige en universel un modèle identitaire particulier »(ib) ?

Or non seulement les individus sont uniques, multiples, « personnes et sujets », mais ils ne peuvent exister sans l’autre, auquel chacun se doit d’être ouvert, attentif. Ce besoin vital d’altérité s’impose à tout individu et le transforme constamment. Notre identité n’existe qu’en relation ; elle est relation et langage.

L’autre est ainsi une richesse, une source permanente de découverte et de remise en cause de soi.

Alors, dans ce contexte, l’appartenance à un pays est nécessairement ressentie très différemment, le sentiment d’être partie prenante d’une nation revêt des formes très variables.

En conclusion, on citera Yann Moulier Boutang* : «  Il existe des territoires géographiques, des cultures en France, des peuples au pluriel. Et si unité il y a, elle relève d’un pacte constituant à toujours renouveler sur le plan politique ».


Si l’on parvient à définir « une » identité nationale , il devrait être évidemment question de mouvement, d’ouverture à la différence et donc de diversité, d’accueil, de fraternité et de solidarité

 

Pascal Forbin


*Toutes les citations précédées d’un astérisque proviennent du dossier du Monde, du 7 novembre.

Par Odace - Publié dans : Société - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Samedi 7 novembre 2009

 Fâcheries  affligeantes

 

Non, je ne parle pas ici de celles qui alimentent les chroniques : Chirac/Giscard, Bachelot/Yade, Fillon/Guaino, Villepin/Sarkozy, Royal/Aubry…

 

Mais plus simplement de celle qui oppose à Marsillargues, certains manadiers et raséteurs, et dont la victime fut une association qui aide la recherche médicale.

Deux clubs taurins coexistent à Marsillargues et approvisionnent les marsillarguois en courses, abrivados et bandides, sans compter les taureaux piscine, pendant la saison.

Ils n’ont même pas pu s’entendre pour organiser dignement et avec la participation d’un large public la course annuelle au profit de cette association. Petites jalousies, fâcheries, couacs dans l’information…Résultat, des arènes aux 3/4 vides !

 

Mais heureusement une bonne nouvelle ! Grâce à un long document en couleurs édité par la mairie et réalisé par l’adjointe à l’environnement, Marsillargues va devenir une ville propre. Il suffit que chacun respecte les consignes (malencontreuse coïncidence, la Communauté de communes diminue la fréquence de ramassage des « plastiques » et des « journaux »). Il est vrai que le marsillarguois est si peu lecteur de journaux que la maison de la presse a du fermer ! Tout à coup, les habitants vont cesser leurs incivilités, vont enduire leurs murs et balayer devant leur porte.

C’est Noël avant l’heure !

 

 

Par Odace - Publié dans : Vie locale
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Jeudi 5 novembre 2009

  

Marie NDiaye, l’auteure de « trois femmes puissantes » est prix Goncourt. « C’est aussi le couronnement et la récompense de 25 ans d’écriture et de cette opiniâtreté » dit cette femme exceptionnelle qui a quitté la France pour Berlin …en 2007. Image de l’identité nationale.

 



Catherine Kokoszka
, directrice pour Paris de la protection judiciaire de la jeunesse a tenté de se suicider le 15 septembre, ne supportant plus la dérive de sa mission ainsi que la pression constante ressentie dans son travail. Image de l’Identité nationale.

 


La PJJ fait penser à Brice Hortefeux qui veut imposer le « couvre feu » aux mineurs de 13 ans repérés comme délinquants. Image de l’identité nationale.

 


Au gouvernement, une femme ose faire part de ses réactions réservées à certaines décisions. Rama Yade se fait remettre à l’ordre par l’Elysée et Matignon. Image de l’identité nationale.

 

Arrêtons là, aujourd’hui, le travail confié à Eric Besson  (lui aussi image de l’identité nationale) pour tenter d’esquisser la définition tant attendue. On ne saurait trop lui conseiller la lecture de «Race et histoire » (Claude Lévi Strauss)

 

« Ce qui sépare la République de sa destruction, c’est la différence entre la carte nationale d’identité et la carte d’identité nationale » écrit le philosophe Laurent Jaffro  (Libération, 4 novembre).

 

PF

Par Odace - Publié dans : Société - Communauté : VUES DE GAUCHE
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